Chaque jour au lever, j'entre en confidence avec l'univers. J'attrape mon fameux cahier sur mon bureau panoramique (enfin de la place), je m'applique à lister mes priorités : où vais-je centrer mon attention sur le plan personnel et professionnel ? Puis, je note avec une joie d'avance, dans l'autre colonne, le coup de pouce divin dont j'ai besoin.

Etrangement, ce qui pourrait être un rituel figé auquel je m'accroche pour me rassurer est en perpétuel mouvement; je me suis certes un peu inquiétée le matin où j'ai pris une règle pour tracer mes traits droits, mais non, non, c'était cool puisque j'ai fini par en rire !
Parfois, je me trompe de colonne, ou d'année dans la date (OK, 2008 vient juste de démarrer !). Bref, aucune rigueur dans tout cela, juste apprendre à me relier à moi-même, insister là où c'est nécessaire pour prendre mes désirs et avancées au sérieux.
Mes automatismes sont eux mêmes guidés, comme voiles au vent. Peu à peu, le jeu d'écriture s'efface, laissant libre cours à mes intuitions. Vous savez quoi ? Je vais bientôt lâcher mon tricycle et passer au vélo... et je ne comprends pas du tout ce que ça signifie au moment où j'écris ces mots, c'est là, voilà tout.
Deux fois plus étrange : les avions. Ces méchantes créatures qui me torturaient les nerfs se mettent à filer doux. Leur bruit est désormais un son en résonance avec mon harmonie intérieure, un son intégré comme ceux de la nature. Eh bien ! Miracle. Maintenant, je crois vraiment mon énergéticienne ainsi que ma fidèle astrologue. Chacun peut se tromper, elles me voyaient toutes deux en totale harmonie avec mon nouveau lieu de vie. Un ange lui même me dirait que le silence règne autour de moi, si mes oreilles me disent le contraire, qui croirais-je ? 
Oui, je me sens unie au ciel et ancrée à la terre, je suis dans mon Eden. Pour la première fois de mon existence, j'ai apprivoisé un bruit, n'ai pas fui devant. Waouh. 
Alors voilà, c'est décidé, de quoi aurais-je peur maintenant ? L'année de mon diplôme des Beaux-Arts, j'ai prévenu que j'irais m'installer en Islande et entrerais dans l'art par une autre porte
, ce qui signifiait que je fermais ma porte au milieu de l'art, j'imagine de peur que ce ne soit l'art qui me ferme sa porte. Voilà que je m'apprête à passer un concours de jeunes créateurs...
Le temps se serait-il arrêté ? Ben, le temps n'existe pas ! Encore un coup des anges. Ben, ce serait pas mon vélo, là ? 
Quant à la question : quel lien entre une étoile et un diapason ?, je vous laisse exprimer votre inspiration. J'ai beaucoup à apprendre. 