vendredi 30 décembre 2005
ma collection privée
dans mon grenier émotionnel, quelques malles à souvenirs et un coffret. Ce coffret, aussi minuscule soit-il, contient des "bijoux" qui irradient : de ces mots choc issus de conversations anodines et auxquels je ne m'attendais pas.
Ainsi, chronologiquement, cette première phrase prononcée par une amie, lesbienne : « ne t'inquiète pas, je ne tomberai pas amoureuse de toi, tu n'es pas assez équilibrée », un ami à bout de conseils : « tu mets la barre un peu trop haut dans ta vie », une collègue : « tu te prends pour une princesse ou quoi ? » (je refusais les avances d'un artiste de renom en fin de vie !), un grand classique, à propos de l'union avec mon mari : « enfin, j'espère que cette fois c'est le bon ! »; et cette question innocente d'un copine mère au foyer épouse de promoteur : « ça ne t'embête pas d'être une assistée ? » (ma période RMI), et pour conclure, La perle d'une copine psy : « j'ai bien peur que tu sois une ratée du bonheur ».
Aujourd'hui, je choisis sans doute mieux mes fréquentations, mais ne suis pas pour autant à l'abri d'une égratignure, les partages comme les roses ne fleurissent pas sans épines.
Je sais maintenant que les mots prononcés sont des projections, ceux-ci nous renvoient davantage à la personne qui les prononce qu'à celle à qui ils sont destinés. Pourtant ces mots, je ne les ai pas oubliés.
vendredi 30 décembre 2005 à 20:24 :: carnet d'humeurs
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