mardi 28 février 2006
une communion dans la différence est-elle possible ?
J'en avais eu un aperçu dans Artpress (n°312) il y a un peu moins d'un an; des années que je n'achetais plus de journal d'art contemporain et j'avais sans doute perdu l'habitude : texte et photographies à l'appui m'avaient faite grimacer, un de ces rictus qui signifie à la fois "pouah du déjà vu" et "beurk, je vais vomir", et voilà que je tombe l'autre soir sur un reportage TV (envoyé spécial du 25/02/06) consacré à la Demeure du Chaos.
D'années en années, le Domaine de la Source situé dans un village aux alentours de Lyon s'est mu en site postatomique
sous la conduite de son propriétaire Thierry Ehrmann, homme d'affaire zé plasticien qui y mène une expérience in vivo à l'opposé de la gestion de patrimoine.
Tandis que sont lancées les habituelles ritournelles à commencer par : est-ce vraiment de l'art ?
, mon attention intime est attirée par le bonheur d'être hors du commun que dégage ce créateur plein de santé, qui lorsqu'on le contre sur sa démarche, va chercher des trésors de pédagogie pour raconter ses aspirations, sans s'échauffer, sans dénigrer l'autre, avec une tendresse amusée. D'aucun y voient la marque du diable, de mon côté, j'y vois celle de l'art jubilatoire. 
Enfant, lorsque ma mère me surprenait à faire des collages ou découpages dans un livre que l'on m'avait offert, elle me lançait son fameux qu'est-ce que tu es destructrice !
et je crois que sa réflexion rajoutait à mon exultation.
Je n'irais pourtant pas y passer mes week end dans cette Demeure du Chaos et encore moins y puiser de l'inspiration pour gérer mon lieu de vie mais personne ne me le demande ! Je me sens en communion avec l'appétit et l'enthousiasme de Thierry Ehrmann, le message que je reçois est celui de la force de la créativité : pouvoir créer une autre réalité, celle qui nous correspond, donne un sens à notre vie.
Ces derniers temps, en marge de mes rencontres harmonieuses, je fais dans les rencontres insolites voire sulfureuses de personnalités intègres qui stimulent ma curiosité et m'incitent à voyager au delà de mes contrées; c'est ce que je nomme le monde d'en face : un monde ni tout à fait familier, ni tout à fait étranger, un monde autre.
Je tiens à saluer le courage d'Artus et de Lune (de vilains
païens) et celui de Swâmi Petaramesh, vilain
tout court
Je vous encourage à aller à leur rencontre, avec votre ouverture d'esprit, bien entendu. 
mardi 28 février 2006 à 20:29 :: le monde d'en face
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mon balcon est rempli d'oiseaux venus grignoter leurs graines : c'est une symphonie d'ailes et de sons enchantés : mésanges, rouges gorges, moineaux, verdiers et les drôles et belliqueux 


C'était donc si simple à 















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