vous savez quoi ? Je n'en ai pas fini avec mon interlude mais je n'apprécie pas de l'avoir sous le nez à me narguer d'un : alors, ça avance ?
, j'ai envie d'une nouvelle tête, d'un accueil tout neuf. 
Pas moins de sept billets attendent patiemment leur tour et pourtant aucun n'est prêt à éclore, ah ben ! qu'est-ce que j'ai fabriqué cette semaine ? (j'ai ma petite idée !)...
Bon, j'emploie les grands moyens et sors mon nuancier, oh ! ce n'est pas n'importe quel nuancier, c'est un nuancier magique, si je lui confie les graines de la fée semeuse, voyons ce qu'elles donneront demain. 

Mon approche de l'énergie est on ne peut plus simple : mon état naturel est le bien-être, si je me sens entravée, mal à l'aise dans une relation ou dans mon quotidien, c'est que quelque chose cloche !... Je cherche à débusquer dare dare l'élément qui m'empêche de vivre aisance et fluidité, il me tarde tellement de me retrouver en phase avec moi-même que toute mon énergie y est mobilisée. Une semaine peut ainsi s'écouler !
Il semblerait que l'image posée ici hier soir m'invite à revenir à mes bases, à me recentrer et retrouver un état de nuances. J'ai disposé d'un temps pour m'affirmer (je ne sais pas vraiment à quand il remonte !), aujourd'hui s'annonce un temps pour nuancer ma vie ! C'est un beau cadeau. 
Peu avant l'été, un collectif de thérapeutes m'a demandé de parler de mon travail visuel et je me suis défilée amèrement. Les images en soi ne parlent-elles pas d'elles-mêmes ? Je reviens ci-après sur le texte que j'avais préparé qui pourra peut-être trouver ici même sa raison d'être.
le déclic de l'image
Depuis toujours, les images ont un grand pouvoir sur moi. Elles sont mon lien le plus fort entre ma vie matérielle immédiate et mes autres possibles : toutes sortes de « choses » à la fois lointaines et familières que je ne saurais même pas nommer. Ce qui émane des images que j'aime me montre le chemin vers mon équilibre; elles sont pour moi un moyen sûr de prendre conscience de mes besoins et me révéler à moi-même.
Mon enfance et mon adolescence ont été parsemées de déclics produits par des images : alors que les modèles de vie qui m'environnaient trouvaient leurs limites, les images me permettaient d'aller au-delà. En m'appropriant ces images, je posais mon premier acte d'affirmation de moi, tentais de les rejoindre à leur source : telle scène, tel paysage, telles harmonies de couleurs... en puisant dans mes ressources intérieures (monde imaginaire ou mémoire ?).
« je veux : ça »
La convoitise a été mon moteur initial : par la force de ma volonté, je voulais éperdument rejoindre ces images, mon désir de posséder ce qui m'attirait en elles était puissant et féroce; dépassant peu à peu les tourments que je m'infligeais à moi-même, j'apprenais à concentrer mon énergie et à visualiser.
Il m'a fallu atteindre au moins ma trentième année pour comprendre que ce que j'appelais de mes vœux, ce que je visualisais, se matérialisait; quel cadeau que ressentir ma présence agissante dans le monde, mais aussi quelle responsabilité désormais ! J'ai commencé à vivre et travailler avec ma part sensible et à quitter peu à peu mes frustrations et la chair de mes envies pour créer à mon tour; créer non pas pour obtenir mais simplement pour le bonheur de créer, j'ai commencé à créer dans l'amour.
Transformer l'envie dévorante en énergie créatrice est plus que le soulagement de se trouver, c'est trouver son humanité.
Des images à l'écoute de l'univers
La conscience plus que la connaissance a toujours guidé mes pas. Il se passait quelque chose pendant que je dessinais, mais quoi ? Plus je me suis approchée de la couleur, plus elle a empli mon travail de création, plus je me suis sentie habitée tandis que je fabriquais.
Ainsi s'interrompaient mes notes, je ne trouvais pas le moyen de conclure et me prêter au jeu d'un discours !
A cette heure, je me dis que partager avec vous mes hésitations et mes audaces dans le flux vivant d'une discussion me fait tout autant côtoyer l'énergie de vie que mes chères images.
Bon, je peux vous le dire j'espère ? Vous n'allez pas vous évanouir d'émotion ? 
Je précise que cette révélation n'a rien d'une coquetterie, c'est un nouveau paramètre que je vais de ce pas prendre en compte.
Qui sait quels seront les fruits de cette fée semeuse à laquelle ensemble nous donnons ici-même vie ? 