comment n'y ai-je pas pensé plus tôt ? Plus tôt, vraiment ?
Non, j'rigole, je préférais être yang en pays yin que yin en pays yang ! Le temps est venu, voilà tout ! Vivre en perpétuelle évolution réclame du courage là où l'on ne s'y attend pas, surprises et paradoxes m'amusent énormément, foi d'âme ludique. 
La danse chamanique aussi nouvelle soit-elle dans mon paysage était une terre connue, sur cette terre, aucun homme à l'horizon : la légende veut qu'il y en ait un ou deux quelquefois, pour autant, ce sont des hommes féminins
, bien connus des amazones...
Après une halte de deux mois au temple : même pas cap de m'évangéliser
je m'apprête à fouler une terre bien plus redoutée, présumée inhospitalière, celle, mâle, des arts martiaux : du Taï jitsu précisément.
Je m'en approche avec précaution, munie de ma sagesse de femme, va d'ailleurs falloir que je coupe mes griffes m'a-t-on prévenue. Oui oui, c'est mon yoga
à moi, LadyR.

Euh... pourquoi les arts martiaux ?
Question de concordance entre : self défense, accessibilité physique (c'est ce qu'ils disent), Japon (j'y reviens toujours !) et spiritualité. Il est temps pour moi de pratiquer la concordance.
Un trac énorme ! Mon dragon m'attend, comme il a grandi ! Ce n'est plus le jeunot que j'ai connu au dernier solstice... Ah ! je voulais danser avec les dragons ? Ne vont-ils pas me terrasser ? 
Hum... Quelque chose me tracasse. Alors quoi, j'aurais fait tout ce chemin pour revenir à l'idée de vaincre l'autre ?...
De l'Aïkido ? « Dans le vrai budō il n’y a ni adversaire ni ennemi. Le vrai budō ne fait qu’un avec l’Univers, ce qui signifie qu’il est relié au centre de l’Univers. Le vrai budō est oeuvre d’amour, il implique de donner la vie à tout ce qui existe, ne pas tuer ni s’opposer l’un à l’autre. » (O'Sensei Morihei Ueshiba, Fondateur de l'Aïkido ). Voilà qui me parle. 
Des témoignages d'expériences ? Votre avis m'intéresse.
Pour la beauté du geste : un regard féminin sur les arts martiaux.