
j'ai souvenir d'avoir aimé des milliers de fois, tant éprouvé dans ma chair un ardent désir de l'autre...
La princesse barbare
en moi se laissait parfois guider par un faisceau de lumière, je goûtais alors à la profondeur de l'amour, hum ! quelle félicité...
Ma peur de l'abandon (celle de m'abandonner et d'être abandonnée) me laissant peu de répit, comment au cœur de l'amour veiller à mon confort ? Choisir l'histoire à vivre et l'imposer à l'autre avec plus au moins de grâce.
C'est ainsi que je vécus les 45 ans premières années de ma vie !
Ma dernière épopée : le mariage de la princesse barbare, la fondation d'une famille, qui n'a jamais vu le jour. Une histoire de non-réalisation. Eh oui ! Que d'histoires pour mener à quelle histoire ! Que de travaux de l'âme.
Pourquoi mes adieux à la princesse barbare ? Le personnage est intéressant, certes, mais sous sa gouverne, j'ai considérablement accru ma naïveté et engrangé du désespoir, des attitudes d'échec qui encombrent la personne, la femme que je suis aujourd'hui.
Mon esprit obtus, ma part d'ombre, lâchez-moi la grappe ! Je suis désormais libre d'honorer la vie, je ne vis plus d'histoires, je vis en conscience !
Alors, prête pour la voie de l'eden ? ... Ouille, un dernier réglage peut-être.

Accoster
, souffle l'esprit yang à mon oreille ... Mais oui, je l'avais perdu de vue ce rivage. Pourtant, il affirme sa présence dans mon image depuis un mois jour pour jour... Ahlala, si je ne lis même plus mes images !
Je dois renoncer à ma naïveté et mon désespoir pour accoster, tout est là.
Ma maison intérieure, telle ce boudoir, n'est pas un repli mais un appui pour avancer, enfin accoster. Terre, terre! 