lundi 26 novembre 2007
pink city
Un appétit originel s'est emparé de moi. Aux tréfonds, une vague de plus en plus puissante me pousse à me mêler aux autres.
Belle nuance entre se mêler des histoires des autres et se mêler aux autres, délicieuse à découvrir. Oh ! voilà le petit frisson d'absolu que je tentais d'attraper... pffff ! cette fichue timidité qui fichait tout par terre ! L'enfant que j'étais savoure son triomphe.
Chaque jour est une nouvelle vie qui commence. Difficile à faire admettre à mon mental mais mon coeur, lui, sait bien que le temps d'un battement de cil, une rencontre peut tout métamorphoser.
La rencontre idéale, je l'ai longtemps rêvée, voulue, puis euh... forcée. Une rencontre d'essence fraternelle, cosmique. Retrouver ma famille d'âmes
a longtemps été ma raison d'être, ce boudoir en clôt l'aventure.
Il y a donc belle lurette que mon vœu est exaucé, oui mais voilà, en myope et astigmate, je résiste à cette réalité !
Cadeau du ciel de novembre, d'habiles rencontres n'ont poussée dans mes retranchements, me provoquant sur mes valeurs, mes désirs, mes choix : pourquoi vivre en ville ? est-ce que je ne mange que des graines germées ?... pourquoi ci, pourquoi ça et dommage que... Allons bon !
Je ne m'attendais pas à ces rencontres là, controverses à souhait; ça bugge du côté de mes anges gardiens ou quoi ?! 
D'ailleurs, saurai-je un jour pourquoi j'ai choisi Toulouse ? 17 ans plus tard, je ressens un début de quelque chose pour la pink city
. Bienheureuse de l'info alors que je m'apprête à trouver mon nouveau logis, dans l'intention cette fois de faire des racines. 
Metro, bus, magasins, lieux de rassemblements, de culture,... la rue, j'y croise des milliers d'êtres inconnus, certaines personnes connues de vue, d'autres ravivant ma mémoire de moments partagés. Des univers se frôlent, des possibles se font face, il en faut peu pour que se fraient un sourire, un émoi au delà des codes générationnels, des goûts affichés. J'ai passé mon enfance dans un village isolé, mon adolescence dans un cercle français à l'étranger : cette multitude palpable m'est chère.
La ville, cosmopolite, juxtapose des horizons que je me plais à mêler et tisser dans leurs nuances : Chambre de Commerce, collectif d'artistes autogéré, agences de publicité, salles de projection... aucune séparation n'existe, ces fameuses passerelles qui m'attirent tant n'ont pas besoin d'être créées, elles sont même visibles. Preuve en image. 
A propos, l'image du billet est le fruit de ma dernière virée nocturne : un défilé textile
de jeunes créateurs. A un moment précis, j'ai cru à une apparition angélique, un geste du ciel, lorsque tout à coup, s'est glissé le monde des enfers dans une scène des plus macabres.
Chaos émotionnel garanti ! Soupir - Ah ! oui, c'est vrai, à me mêler aux autres, je vais devoir faire avec ce monde là désormais.
Message reçu : se mêler aux autres réclame toute l'attention du cœur, y compris son intelligence.
lundi 26 novembre 2007 à 23:53 :: le monde d'en face
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J'ai toujours eu l'esprit fanfare, portée sur ce qui joue un peu fort dans un vivant capharnaüm. Le méli-melo : un vieux rêve oublié tant je risquais de me diluer dans l'infini des possibles ! Echanger tout azimut : en tout lieu, avec toute personne sur toute chose - aussi inédite soit-elle dans ma vie - est ma passerelle vers mes grands moyens, ma voie express vers mon Eden. 



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