Boudoir Expérimental

lundi 26 novembre 2007

/dotclear/themes/sensorie/smilies/coeur.pngipink city

Un appétit originel s'est emparé de moi. Aux tréfonds, une vague de plus en plus puissante me pousse à me mêler aux autres.
Belle nuance entre se mêler des histoires des autres et se mêler aux autres, délicieuse à découvrir. Oh ! voilà le petit frisson d'absolu que je tentais d'attraper... pffff ! cette fichue timidité qui fichait tout par terre ! L'enfant que j'étais savoure son triomphe. :-)

Chaque jour est une nouvelle vie qui commence. Difficile à faire admettre à mon mental mais mon coeur, lui, sait bien que le temps d'un battement de cil, une rencontre peut tout métamorphoser.
La rencontre idéale, je l'ai longtemps rêvée, voulue, puis euh... forcée. Une rencontre d'essence fraternelle, cosmique. Retrouver ma famille d'âmes a longtemps été ma raison d'être, ce boudoir en clôt l'aventure.

Il y a donc belle lurette que mon vœu est exaucé, oui mais voilà, en myope et astigmate, je résiste à cette réalité !

Cadeau du ciel de novembre, d'habiles rencontres n'ont poussée dans mes retranchements, me provoquant sur mes valeurs, mes désirs, mes choix : pourquoi vivre en ville ? est-ce que je ne mange que des graines germées ?... pourquoi ci, pourquoi ça et dommage que... Allons bon !
Je ne m'attendais pas à ces rencontres là, controverses à souhait; ça bugge du côté de mes anges gardiens ou quoi ?! LOLpink cityD'ailleurs, saurai-je un jour pourquoi j'ai choisi Toulouse ? 17 ans plus tard, je ressens un début de quelque chose pour la pink city. Bienheureuse de l'info alors que je m'apprête à trouver mon nouveau logis, dans l'intention cette fois de faire des racines. ;-)

Metro, bus, magasins, lieux de rassemblements, de culture,... la rue, j'y croise des milliers d'êtres inconnus, certaines personnes connues de vue, d'autres ravivant ma mémoire de moments partagés. Des univers se frôlent, des possibles se font face, il en faut peu pour que se fraient un sourire, un émoi au delà des codes générationnels, des goûts affichés. J'ai passé mon enfance dans un village isolé, mon adolescence dans un cercle français à l'étranger : cette multitude palpable m'est chère.

La ville, cosmopolite, juxtapose des horizons que je me plais à mêler et tisser dans leurs nuances : Chambre de Commerce, collectif d'artistes autogéré, agences de publicité, salles de projection... aucune séparation n'existe, ces fameuses passerelles qui m'attirent tant n'ont pas besoin d'être créées, elles sont même visibles. Preuve en image. :-)

A propos, l'image du billet est le fruit de ma dernière virée nocturne : un défilé textile de jeunes créateurs. A un moment précis, j'ai cru à une apparition angélique, un geste du ciel, lorsque tout à coup, s'est glissé le monde des enfers dans une scène des plus macabres.
Chaos émotionnel garanti ! Soupir - Ah ! oui, c'est vrai, à me mêler aux autres, je vais devoir faire avec ce monde là désormais.

Message reçu : se mêler aux autres réclame toute l'attention du cœur, y compris son intelligence.

mardi 15 mai 2007

/dotclear/themes/sensorie/smilies/coeur.pngdanser sa vie

:- la date approchait et le doute s'installait en moi : quel intérêt à un dimanche loin des mystères pénétrants du temple auquel j'unis mon énergie depuis 5 semaines ? ... J'y renonce... c'est là, qu'éclata ma bulle mystique : ploc ! fit la ferveur qui m'enveloppait !

danseAh ! la grande aventure de la vie... (soupir). Comme inscrit dans mon agenda, je passais la journée d'avant hier au contact d'un monde ni tout à fait familier ni tout à fait étranger : celui de la danse, précisément, la danse des 5 rythmes de Gabrielle Roth.

Danser fait partie de ma vie, peut-être est-ce ce qui l'a emporté, au risque de me bousculer.

Comme le silence profond nous place en conscience face à nous-même, évoluer dans l'espace entre terre et ciel, laisser s'exprimer notre corps en toute liberté est une expérience de vérité. Notre corps est prodigieusement bavard : il raconte ce que nous vivons au présent, ramène à l'existant nos désirs enfouis. Plus encore, notre corps nous enseigne comment être en accord avec nous-même. On peut faire tout le contraire, c'est pas bien méchant des courbatures, dans un jour ou deux, même plus mal. ;-)

Danser notre vie sans miroir que le vent dans les herbes folles, les nuages et ondées, danser nos traversées de paysages arides ou foisonnants, nos rencontres empathiques, quel étonnant voyage qui nous rapproche toujours plus de là où nous habitons...

Mon regard s'est enrichi, j'ai hâte de célébrer la parole juste du corps, et la partager en image. Pour l'instant, une pensée m'obsède : apaiser mes douleurs musculaires ! Dans quelques jours, je vais au temple inaugurer avec une amie un atelier créatif jardinage. ;-)

lundi 6 novembre 2006

/dotclear/themes/sensorie/smilies/coeur.pngla clairière sauvage ou la discrétion de l'unicorne

arbre à licorne:- j'ai longtemps cru que mon exaltation à bouder les sentiers du sentimentalisme et du patrimoine des mythes et légendes était mon meilleur gage de liberté. Chaque voie est unique, place à l'originalité et à la conquête du monde, voilà le destin d'une créatrice digne de ce nom !

Il est humain de redouter ne pas pouvoir exprimer sa singularité au contact des sentiers battus; et puis, comment porter un regard neuf sur ce que l'on croit connaître par cœur ?

Contrairement à nos joies vives, qui nous guident vers ce qui correspond à notre nature profonde, nos capacités ne nous renseignent pas sur la voie à suivre pour nous accomplir. On peut être doué pour une activité et n'en retirer aucun bien-être fécond, à peine une bouchée de satisfaction pour notre ego.
Depuis ma complicité avec les petits cailloux, les toiles imposantes de mon atelier d'artiste avaient laissé place à d'autres formats et travaux, en particulier autour de l'iconographie du Moyen Age (bestiaire fantastique, amour courtois) hélas, aucun dialogue ne naquit du précieux tête à tête : l'esprit des petits cailloux, qui m'avait tant nourrie, n'était pas dans ce que je créais. Bien des années plus tard, je saisissais le prétexte de gagner ma vie pour déserter l'Art et m'engager dans la Communication.
Gagner ma vie fut un temps une finalité alléchante, une sorte de création en soi. Mais au fait, que devenait ma liberté ? ;-(

Quel voyage épique pour arriver au moment où j'écris ce billet !
Depuis que je vais là où mon cœur me porte, que libre moi même, je laisse toute liberté à mes images, je me retrouve en présence de tout ce que l'âme de notre Terre porte en mémoire; mon voyage est un glissement progressif vers la clairière sauvage.
Cette clairière sauvage, quel étonnement ! : voilà un lieu où se rassemblent tous les voyageurs de tous temps, à la croisée des mondes; ici tous les partages sont possibles : musiciens, conteurs, chamans, art-thérapeutes... et tous ceux qui s'y reconnaîtront. ;-)
Tous les partages je vous disais. Me voilà à présent à proximité de la créature que j'ignorais le plus de toute ma vie : la licorne !retour à la clairière sauvage:- Oui, toutes ces années, je me suis obstinée à snober la bête unicorne. Pire, je ne pouvais pas la sacquer : trop blanche, pas assez poilue, un peu bécheuse et manquant vraissemblablement de vitamines ! Je n'ai pas d'appétit pour l'art chrétien : l'obsession d'une pureté agissante est sans surprise pour qui souhaite assumer sa part d'animalité.

Parvenir à approcher une licorne demande de la discrétion, de l'humilité et de la grâce. Sa présence est sereine dans l'eau limpide... Je lui souris, elle me tend son amour... Puis, tout à coup, une panique s'empare de moi : mais qu'est-ce que je raconte ? Ne suis-je pas sournoisement en train de m'égarer ?...

Excusez-moi, c'est un peu tôt pour moi ! D'ailleurs, ce billet, qu'est-ce qu'il tardait à venir ! ... Un jour, je serai prête, je le sais. :-)

lundi 4 septembre 2006

/dotclear/themes/sensorie/smilies/coeur.pngvous prendrez bien un peu de nouvelles spiritualités ? Le jeu des croyances

fées:- le titre de ce billet laisse présager une sorte de lettre ouverte aux accents de vérité, or, pas de soucis, ce billet est juste un billet de confiance.
Il n'en est que plus difficile à lire. ;-)

Je ne sais pas ce qu'il y a de commun entre les astres, les animaux de mon bestaire enchanté, un ange aux ailes rouges... et dernièrement les fées, sinon que j'aspire à leur amitié.

L'amitié : quelle belle aspiration humaine et quel meilleur guide spirituel ? Traitez chaque chose comme votre meilleur ami et vous voilà de toute évidence renseigné sur le partage à adopter et les limites à ne pas franchir.

Ainsi, par amitié, je renonce à utiliser les minéraux, les végétaux et les objets (des bougies, par exemple) pour obtenir la réalisation d'un désir aussi bien intentionné soit-il. Oh ! ce n'est pas que je ne sois pas tentée de mettre des clous sous mon paillasson ou de jeter subrepticement un sort à mes méchants voisins... Je suis humaine. ;-)
Simplement, ma petite voix me dit que la magie est au fond de mon cœur, et que rien ne pourra l'en déloger !
Quant aux signes qui éclairent ma vie, comme il m'arrive très souvent de me tromper, je leur adresse des sourires.
Pourquoi je vous raconte tout ça ? Ce blog est de moins en moins confidentiel et ramène par les mots clefs un certain nombre de personnes cherchant ici comme ailleurs solutions et recettes, je ne souhaite pas que mon témoignage soit source de malentendu; de sorte que je fais ici le point sur ma compréhension de la vie sur notre Terre et mes propres croyances.

Le jeu ! le jeu !

:- Pour me faire pardonner ce billet moralisateur, puisque la blogosphère est aussi joueuse que le peuple farfadet, et malgré avoir claironné qu'on ne m'y prendrait pas, je vous propose un jeu : trouver quelles sont mes croyances et par ricochet les vôtres si vous le souhaitez. :-)
Pire, une image personnalisée sera offerte à la gagnante ou au gagnant !

  1. je crois à l'existence des fées
  2. je crois que les objets sont animés y compris les peluches
  3. je crois au Big Bang
  4. je crois que les OGM vont régler le problème de la faim dans le monde
  5. je crois que la lune et les astres déterminent le cours de notre vie
  6. je crois que la fin du monde ou la fin des temps est proche
  7. je crois à l'existence des extraterrestres
  8. je crois en Dieu et exclusivement en Dieu
  9. je crois que la femme a davantage de qualités de réceptivité que l'homme
  10. je crois à la réincarnation
  11. je crois que l'univers a été créé en sept jours
  12. je crois à l'existence des anges gardiens
  13. je crois que l'on peut aimer plusieurs fois dans sa vie
  14. je crois que chacun peut rencontrer son âme sœur
  15. je crois qu'un médicament de synthèse est tout aussi efficace que son équivalent à base de plantes
  16. je crois que l'humain est foncièrement bon et que c'est la société qui le pervertit
  17. je crois que l'on peut demander une aide divine pour exaucer ses vœux
  18. je crois que le blogueur est plus joueur encore que le farfadet

Convenons d'une règle : vous proposez vos réponses (ex 1=oui ou 1=non) et je vous donne le nombre de bonnes réponses, vous faites autant de propositions que vous le souhaitez; le gagnant est celui qui trouve toutes les bonnes réponses.

:- Si ce jeu des croyances vous plaît, libre à vous de le reprendre en l'accommodant à vos propres croyances. :-)

Oyé, je lève le voile sur mes croyances mercredi 13 septembre à minuit. Qui sait si ce jeu me manquera... ;-)

Vous donnez votre langue au chat ?

vendredi 25 août 2006

/dotclear/themes/sensorie/smilies/coeur.pngquelle simplicité ? hommage au magazine 100 idées

:- si l'on me demande un grand nom ou une œuvre qui m'a marquée dans l'histoire de l'art, je joue le jeu de la conversation et cite, selon le moment, un des petits cailloux (aussi monumental soit-il !) qui a su guider ma route au fil du temps. Ils sont nombreux, mais je n'ai fait d'aucun d'eux ma pierre philosophale. Je n'ose pas répondre que l'œuvre qui a déterminée ma vie est un simple magazine, ça aurait l'air d'une boutade ou bien mon interlocuteur se demanderait si j'ai bien saisi sa question : l'aventure est délicate... Allez, il est temps pour moi de la tenter, d'ailleurs j'ai décidé de m'entraîner ici à cette réponse. :-)

J'étais une toute jeune adolescente lorsque je suis tombée dans la potion magique du magazine 100 idées. De sa parution en 1972 à ses derniers numéros en 1989, je me suis gorgée de son concentré de bonheur simple et insolite : découvrir les merveilles du monde, éveiller mes sens, bouger, créer en liberté, tout bidouiller, donner du corps au rêve et trouver des idées de vie ... je pouvais compter sur 100 idées pour me redonner de l'ardeur, me ressourcer et ne m'en privais pas, profitant de petits séjours chez mes parents pour faire une cure d'harmonie et de création. A chaque fois, ça fonctionnait, même après tant d'années, drôle d'expérience d'intemporalité pour moi qui souffre que tant de choses soient dépassées et d'un poussiéreux !... l'ordinaire est extraordinaire:- Lorsque j'ai décidé un beau jour d'en finir avec ma complexité, d'entreprendre de me clarifier, j'ai cherché quelle simplicité serait mienne. L'austérité, l'ascèse, non vraiment, ça ne pourrait pas être ma voie.
A quelle source de simplicité abreuver ma vie ? Une source qui accueillerait l'idée que vivre est une mutation perpétuelle et considèrerait d'un œil attendri qu'un peu de désordre n'est pas le chaos ! C'est alors que j'ai retrouvé l'esprit 100 idées : l'ordinaire est l'extraordinaire.

Aujourd'hui, ils sont là ces magazines 100 idées, à portée de main dans des dossiers cartonnés. Mieux encore, j'en suis imprégnée et mon blog se voudrait porteur de cet esprit...
A y réfléchir, je me dis avec émotion que 100 idées m'a offert une aspiration redoutable : le goût de faire ensemble, d'entreprendre collectivement avec ma famille d'âme. Je prends conscience en écrivant ce billet à quel point ce puissant désir, comme toute attente, est porteur de frustrations, je dois bien les accepter car cette aspiration est aussi mon moteur. Ah ! voilà donc pourquoi le monde de l'édition m'attire tant !

juin 2009 - actualité de cœur : voici un blog collectif consacré à 100 Idées. Youpi :-)

jeudi 22 juin 2006

/dotclear/themes/sensorie/smilies/coeur.pngl'amour (et le foot aussi)

:- ça s'est décidé en un éclair : Samantdi serait invitée à passer la soirée devant un match de foot, je m'étais imaginée taquiner la mini cohorte de TVsupporters constituée d'elle-même et de mon époux (fraîchement converti pour ne pas dire enrôlé), surprenant gestes et mimiques avec mon appareil photo, bref partager ce moment avec eux tout en m'occupant de mon côté (mouais, toujours cette peur de m'ennuyer !).
Surprise, surprise, surprise : nous sommes sagement restés attablés devant une pizza de notre fournisseur commun du bout de la rue (donc même pas vautrés), à peine un peu de bière pour le gosier (donc même pas bourrés), et... frustrés par ce match où il ne se passait absolument rien; pourtant je suis restée tout le temps, mon regard dans la même direction que le leur : l'écran !
C'est ainsi que j'ai fait connaissance hier soir avec le monde mystérieux du foot ! Drôle d'entrée, d'habitude, je côtoie d'autres mondes par le biais d'un moment d'une densité inoubliable. En fin de soirée, nous nous apercevions qu'un autre match était retransmis sur la chaîne eurosport, offrant a-priori bien plus de punch que celui que nous avions regardé sur la première chaîne. Au même instant, une petite lumière s'allumait dans le regard de notre bloguissime chroniqueuse, la célèbre Samantdi Foot. Cette première séance risque fort d'en entraîner d'autres, moi j'vous l'dit. ;-) foot:- Ce matin, Hissa Takeuchi me dit dans sa newsletter : Hier, c'était le jour le plus long de l'année et il revêt pour tous les peuples de la Terre une signification particulière : fête de la musique, célébration de la terre, escalades sacrées aux sommets de montagnes déifiées, purification et joie partagée, telles sont quelques significations du solstice d'été. Mais, c'est vrai que c'était le solstice d'été, je ne l'ai même pas vu passer ! Ben oui, entre l'événement de la veille et celui d'aujourd'hui même où mon compagnon et moi-même célébrons les dix années de notre rencontre, que d'amour ! :-)
Je sais, tous ceux qui la connaissent vous diront que c'est facile d'aimer Samantdi (quoique l'Affaire Tiramisu ...), c'est tout aussi facile d'aimer l'homme avec lequel on a choisi de faire sa vie, mais quand même, aller à la rencontre de l'autre, partager avec lui sur un terrain que l'on apprécie pas particulièrement sans être tenté de dénigrer, sans chercher à confondre l'autre, je me dis que c'est cela aimer. Ce matin, j'ai envie de remercier tous ceux qui me rendent l'amour si facile. :-)

lundi 12 juin 2006

/dotclear/themes/sensorie/smilies/coeur.pngà deux pas de l'autre

moi compliquée ?:- je m'étais fait une joie de cette soirée de blogueurs qui vivent dans la même ville, Toulouse, et m'étais préparée psychologiquement : endroit enfumé, bouffe inadaptée à mes goûts, rencontre d'inconnus (ça, c'est maintenant le moins difficile pour moi) et crainte de m'ennuyer (ma pathologie perso !).

Je n'avais pas prévu que je devrais :

  • repasser la chemise de mon époux vu que ça ne le gênerait pas de la porter froissée (un peu de stratégie là dessous ?) donc que nous arriverions en retard (hoooooorreur!),
  • rester coincée à un bout de table alors qu'il y avait du monde de l'autre côté (j'en suis encore là de ma timidité),
  • écouter médusée des tranches de vie comme si c'était le film de ma vie,
  • criser le lendemain en songeant très sérieusement à arrêter mon blog au moins pour échapper à l'exercice du compte-rendu.

Ouf, c'est fait.
Les nominés sont J'ai donc fait la connaissance de Myrtille, Giovinetta, Ennairam, Tarvalanion, DaScritch, Kheyliana, Honey et sa fille, et revu Xiao-Jie et son fils et bien sûr Samandti, ma mieux que voisine.

Je me fais une joie de notre prochaine rencontre de blogueurs, d'ici là, j'aurai progressé ;-)

vendredi 21 avril 2006

/dotclear/themes/sensorie/smilies/coeur.pngnouvelle énergie

bouger, changer avec joie:- un boudoir, aussi expérimental soit-il, porte la marque de ce qu'il a vécu, de ce qu'il est : la charge émotionnelle de son nom (le mot clef boudoir en soi, ce n'est pas rien !), du déploiement de mots et d'images venus l'ensemencer, et des propos échangés entre ses lignes par ses "donateurs" (les guillemets pour éviter tout malentendu, commenter dans mon blog se fait à titre gracieux ;-) ); né au cours de l'été, jeune pousse en automne, mon boudoir m'a dorlotée dans la chaleur de ses plis cet hiver, me voici avec lui au cœur de la prestigieuse saison de printemps.

Le printemps : l'éclatante vision que ce qui est se manifeste, c'est le moment de l'année où la réalité du vivant ne peut échapper à notre perception, aussi distante soit-elle. Tout y est mouvance, pulsion de renouveau.
Euh... Faire tant d'histoires pour une nouvelle bannière ne serait pas du jeu; je me donne là un peu d'élan pour parler de "nouvelle énergie".

L'expression "nouvelle énergie" est une porte vers le New Age, elle signifie qu'un monde nouveau est en train de se former, tellement nouveau que l'on parle d'un changement de paradigme.
J'ai fait la connaissance d'un portail à la fois très représentatif du mouvement New Age et très en phase avec mes aspirations : choix-réalité.

Beaucoup de ricanements parmi les commentaires du portail en question, en particulier suite aux canalisations de channels (medium en vieux français!). Pensez donc, quelle prétention : des anges leur apparaissent, des maîtres ascensionnés, ils leur transmettent des messages, des textes censés inspirer tous les humains de notre planète.
Pourtant, dans le fond, pourquoi ne pas concentrer notre attention sur le message plutôt que le messager ?

Depuis l'émergence de cette conscience de l'univers, amplement propulsée dans les années 70, cette "nouvelle énergie" s'est mise à rayonner, un rayonnement tellement puissant qu'aujourd'hui l'on peut dire tout haut ce qu'hier l'on n'osait peut-être même pas penser tout bas, rayonner tellement fort que ceux qui ne se reconnaissent pas de cette mouvance là prennent position comme l'on prend la mouche, avec l'énergie du désespoir; le désespoir de voir se dissoudre ce qui a été et ne sera plus.

Pour ma part, cela fait 20 ans que j'entends de bons penseurs dire leur amertume d'un monde qui s'effondre. Et si ce n'était pas le monde qui s'effondrait mais leurs illusions ? Ainsi, celle qui consiste à croire en une seule énergie, l'énergie fossile alors qu'existent des énergies renouvelables. :-)

A l'image de la nature et de tout ce qui vit, nous portons en nous une énergie, elle nous permet de nous actualiser, de répondre présent à nous-même.
Aujourd'hui plus qu'hier, c'est ce que je ressens intimement, nous pouvons trouver des aides puissantes pour sortir de nos peurs sources de violence et être pleinement qui nous sommes.

mardi 28 février 2006

/dotclear/themes/sensorie/smilies/coeur.pngune communion dans la différence est-elle possible ?

J'en avais eu un aperçu dans Artpress (n°312) il y a un peu moins d'un an; des années que je n'achetais plus de journal d'art contemporain et j'avais sans doute perdu l'habitude : texte et photographies à l'appui m'avaient faite grimacer, un de ces rictus qui signifie à la fois "pouah du déjà vu" et "beurk, je vais vomir", et voilà que je tombe l'autre soir sur un reportage TV (envoyé spécial du 25/02/06) consacré à la Demeure du Chaos.

D'années en années, le Domaine de la Source situé dans un village aux alentours de Lyon s'est mu en site postatomique sous la conduite de son propriétaire Thierry Ehrmann, homme d'affaire zé plasticien qui y mène une expérience in vivo à l'opposé de la gestion de patrimoine.

Tandis que sont lancées les habituelles ritournelles à commencer par : est-ce vraiment de l'art ?, mon attention intime est attirée par le bonheur d'être hors du commun que dégage ce créateur plein de santé, qui lorsqu'on le contre sur sa démarche, va chercher des trésors de pédagogie pour raconter ses aspirations, sans s'échauffer, sans dénigrer l'autre, avec une tendresse amusée. D'aucun y voient la marque du diable, de mon côté, j'y vois celle de l'art jubilatoire. :-)

Enfant, lorsque ma mère me surprenait à faire des collages ou découpages dans un livre que l'on m'avait offert, elle me lançait son fameux qu'est-ce que tu es destructrice ! et je crois que sa réflexion rajoutait à mon exultation.

Je n'irais pourtant pas y passer mes week end dans cette Demeure du Chaos et encore moins y puiser de l'inspiration pour gérer mon lieu de vie mais personne ne me le demande ! Je me sens en communion avec l'appétit et l'enthousiasme de Thierry Ehrmann, le message que je reçois est celui de la force de la créativité : pouvoir créer une autre réalité, celle qui nous correspond, donne un sens à notre vie.

Ces derniers temps, en marge de mes rencontres harmonieuses, je fais dans les rencontres insolites voire sulfureuses de personnalités intègres qui stimulent ma curiosité et m'incitent à voyager au delà de mes contrées; c'est ce que je nomme le monde d'en face : un monde ni tout à fait familier, ni tout à fait étranger, un monde autre.
Je tiens à saluer le courage d'Artus et de Lune (de vilains païens) et celui de Swâmi Petaramesh, vilain tout court ;-)

Je vous encourage à aller à leur rencontre, avec votre ouverture d'esprit, bien entendu. :-)

mardi 14 février 2006

/dotclear/themes/sensorie/smilies/coeur.pngsuivre l'étoile...

:- Je côtoie au cœur de la ville un lieu populaire rempli de pierres : pierres brutes, pierres taillées ou montées en bijoux; j'y croise de nombreuses femmes de tous âges, ébahies, yeux brillants, sourire enjoué, le temps de leur visite ou leur achat; ce théâtre de pierres avive la curiosité des unes : telle pierre de Lune leur fera-t-elle rencontrer l'âme sœur ? Telle Tourmaline leur apportera-t-elle protection? Invite à la parole des autres : confidences et tranches de vie sans fausse pudeur...
C'est un lieu d'une grande tendresse pour les âmes humaines qui viennent s'y réchauffer.

La tentation est grande de nous offrir de petits bouts de félicité qui s'appliqueront sur nous sans effort. J'ai moi-même une farandole de pierres sur ma table de nuit, une boule de Sélénite sur mon bureau...
Leur présence lumineuse fait, j'en atteste, des merveilles.
Mais de quelles merveilles parlons-nous ?spirit:- A propos de tentation, la question : croire ou ne pas croire ne m'effleure pas vraiment. En feuilletant un catalogue de vente par correspondance alternatif, je suis tombée en pamoison devant une bonbonne d'eau vitalisée par une ronde de pierres (Cristal de roche, Améthyste, Quartz rose, Lapislazuli et Citrine) : l'ensemble dégageait une beauté familière et inconnue à la fois, c'est ainsi qu'est née ma passion des pierres. Pour autant, il m'a fallu transformer cette passion en amitié, ce qui ne se fait pas en un jour ! Exige-t-on d'un ou d'une amie protection ou prospérité ? Quelle sorte d'amitié cela pourrait-il bien être ?

Tout ce qui nous entoure peut être objet et matière, y compris les êtres qui nous sont chers, si notre regard les fait ainsi, ou bien choisissons-nous de vivre le merveilleux : ressentir, écouter palpiter la vie, se laisser guider sans troubler notre magnifique voyage de nos maladresses (pouvoir ou peur), suivre l'étoile... :-)

mercredi 1 février 2006

/dotclear/themes/sensorie/smilies/coeur.pngmystérieuses empathies


:- pour fêter dignement les 6 mois de mon boudoir expérimental, allez, je pousse les murs, et réveille ma curiosité de tout. C'est quoi ce "tout" exactement pour moi qui suis comme chacun le produit de mon milieu et de mes expériences ?
Moi, qui aime l'idée d'être en constante métamorphose, ouverte sur de nombreux possibles, au fond, suis-je vraiment prête à sortir de la sphère qui me rend le monde tout beau ? "Boire" et "manger" de la pensée positive est tellement agréable; vais-je accepter de bon cœur de butiner des univers où c'est tout moche ?...

Pendant quelques années, j'ai été écoutante dans une association d'aide psychologique par téléphone. J'y ai fait la plus étonnante des expériences : écouter "l'autre" exprimer sa souffrance par ses mots crus et recevoir sa violence par son émotion s'avérait dur mais générait une énergie puissante, vraie, tandis que certaines "conversations" souriantes pouvaient parfois me glacer le sang, véhiculer de l'inanimé. (frissons) !

L'apparence peut bien "dire" le contraire du contenu, et le contenu de son côté peut bien déterminer la manière de dire. Essayez d'exprimer avec placidité voire entregent une pression que vous subissez... Parler librement de la réalité de ce que l'on est ou de ce que l'on vit se fait le plus souvent derrière un masque, un anonymat, une distance. Le seul moyen de savoir qui l'on a en face, c'est d'aller sur place renifler. Voilà, je profite de ce billet pour me rafraîchir un peu la mémoire. :-)
Alors, quel risque de s'aventurer ailleurs ?

Le monde d'en face change à chaque instant, tiens, voilà des mutants, quelle belle mise en pratique. Même pas peur ;-)

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